Filtres actifs
La Tristesse du...
En ce rude hiver 1941, une femme élégante arpente les quais de la gare de Mérida au petit matin. Elle presse la main de son plus jeune fils et écrit à l'aîné, qu'elle s'apprête à abandonner, les raisons de sa fuite. Le train pour Lisbonne partira sans elle, qui vient de disparaître pour toujours. L'enfant rentre seul chez son père, obnubilé par le sabre qu'un homme vient de lui promettre. Des années plus tard, une avocate envoie sous les verrous un inspecteur jugé coupable d'une bavure.
Elle ne sait pas qu'elle ouvre ainsi une terrible boîte de Pandore, libérant quatre décennies de vengeance et de haine dont elle ignore tout et qui pourtant coulent dans ses veines. Se jouant d'un contexte historique opaque, de l'après-guerre espagnol à la tentative de coup d'Etat de février 1981, La Tristesse du Samouraï est un intense thriller psychologique qui suit trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle.
L'incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d'honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu'un doit laver le péché originel.
Crime d'initiés
Dans un restaurant du Trastevere, deux hommes d'affaires, un Italien et un Chinois, échangent en anglais. Pas un mot n'échappe aux enquêteurs de la Guardia Finanza, planqués dans une camionnette banalisée. Leur cible ? Giancarlo Magnanini, avocat au barreau de Rome et... patron dans la Cosa Nostra et Shi-Ming Wong, un ressortissant chinois de Canton. Soudain, l'Italien lâche : "Anvers, rendez-vous la semaine suivante...
" L'information est aussitôt relayée aux policiers belges de l'Office de répression de la corruption. Deux préoccupations s'imposent : repérer la marchandise et découvrir qui est ce monsieur Wong. Commence alors une traque dans les milieux de la corruption qui gangrène le port d'Anvers. Pour la combattre : les techniques d'investigation les plus modernes et deux flics particulièrement motivés. Le roman plonge le lecteur dans le monde bien réel des organisations criminelles, dont les trafics de contrefaçons subtilisent chaque année à l'économie légale 350 milliards ?
Les crevards
Vendredi, 8 h 58. Formateur en communication, Eric s'apprête à animer par visio la dernière matinée de son séminaire. Un à un, les participants se connectent et entrent dans la salle virtuelle. Véronique, professeure harassée, désireuse de retrouver le plaisir d'enseigner. Karim, aspirant médiateur, vivant dans un habitat partagé. Kathy, ancienne salariée d'ONG, discrète et positive. Vincent, codeur rétif, sombre et revendicatif.
Anaïs, responsable commerciale, volubile et sûre d'elle. Nicolas, industriel flamboyant et charmeur, l'un des plus anciens amis d'Eric. Quand, soudain, l'un d'eux murmure d'une voix sourde : "Eric, qu'est-ce que c'est... là... derrière toi ? " Dans ce nouveau roman glaçant de réalisme, Nathalie Achard autopsie les âmes humaines et décortique la partition violente et chaotique d'une société, où chacune et chacun jouent un rôle parfaitement orchestré.
Week-end entre amis...
Un week-end "comme au bon vieux temps" pour bien manger, se reposer et picoler : c'est ce que Edouard a proposé il y a un an à ses amis de longue date, Marc, Agathe, Julien, Claire et Sylvie. Mais à peine sont-ils arrivés que d'anciennes blessures se réveillent. La tension monte, les mesquineries refont surface et les secrets que chacun s'efforce de dissimuler affleurent. L'interdiction d'aller à la cave et l'arrivée impromptue d'un voyageur achèvent de semer la zizanie dans ce groupe au bord de la rupture.
Encore un peu, et le week-end pourrait bien virer au cauchemar... Nathalie Achard signe un premier roman étouffant et anxiogène à souhait.
Week-end entre amis
C'était Edouard qui avait lancé l'idée, un soir, à l'issue d'un repas bien arrosé. Sa proposition, comme un coup de feu tiré en pleine forêt, avait immédiatement levé une nuée de cris d'enthousiasme surexcités. Passer trois jours ensemble dans sa maison de campagne, sans enfants, sans programme, comme à l'époque de leur jeunesse, juste traîner, manger à n'importe quelle heure, jouer, discuter, lire, dormir, picoler plus que de raison...
Simplement profiter. Le bon vieux temps miraculeusement ressuscité. " Un an. C'est le temps qu'il aura fallu à Edouard, Marc, Agathe, Julien, Claire et Sylvie pour organiser ce fameux week-end. Trois jours. C'est le temps qu'il suffira pour que ce séjour " comme au bon vieux temps " vire au cauchemar.
La chamane de Lascaux
Par la lauréate du Prix France Bleu - L'histoire en polar. Une femme. Un meurtre. L'harmonie du clan préhistorique menacée. 15 000 avant Jésus-Christ. Le nord de l'Europe est recouvert de glaciers, tandis que ce qui deviendra le sud de la France bénéficie d'un climat plus froid qu'aujourd'hui, mais sec et ensoleillé. Les vallées bien exposées du Périgord, avec leurs abris sous roche, l'abondance de gibiers, de poissons, de bois et de silex, sont favorables aux petits groupes nomades de chasseurs-cueilleurs.
Assurés de pouvoir se nourrir, les Homo Sapiens ont du temps pour peindre les parois des grottes, sculpter la roche, graver leurs outils de bois de renne, jouer de la musique, danser... Parmi eux, la famille des Quatre-encoches du clan des Grandes-Mains-Blanches occupe la vallée de la Vézère. Alors qu'ils font route vers l'océan, Iranie, la future chamane de la tribu est assassinée. Qui a pu commettre ce fait odieux, alors même que Licorne-la-Puissante venait de la désigner comme son apprentie ? Ce meurtre met en danger l'harmonie du clan, et par-là même sa survie.
Elle-même menacée, la chamane met peu à peu en lumière les tensions souterraines qui divisent les Grandes-mains-blanches. Elle doit rétablir la solidarité tout en découvrant l'assassin. Le temps est compté, il est - depuis toujours - impitoyable...
La mémoire de l’oubli
Pendant que le garçon frappait aux portes, Haifeng examinait le cadavre. Même si le visage était gonflé, il reconnut sans peine l'assistant de la fouille archéologique, Hu Chang. Il l'avait vu sous la pluie avec un appareil photo numérique autour du cou ; le seul à avoir photographié la Femme de la tourbière. La tête du cadavre avait le même front haut, le nez tordu et de fines lèvres pincées, avec les mêmes touffes irrégulières de cheveux mal coupés.
Un oeil était fermé et l'autre encore ouvert comme s'il partageait une dernière plaisanterie grotesque. Chine contemporaine La découverte d'un corps momifié dans un champ bouleverse la vie de l'inspecteur principal Tian Haifeng. Cette "femme de la tourbière" le fascine, le trouble, l'émeut. Il n'aura de cesse de résoudre l'énigme de sa présence et de sa disparition suspecte. Cette quête le mènera jusqu'au lointain territoire Ouïghour.
Il y sera confronté au côté sombre d'un pays où personne ne doit jamais perdre la face y compris les instances dirigeantes. "Si nous mentons à propos de l'histoire nous contrôlons le présent" , se justifient les hauts dignitaires. La fin justifiant les moyens (établir la suprématie Han), ils n'hésitent pas à humilier, terroriser et même tuer les Ouïghours. La ténacité de Tian Haifeng lui permettra, au péril de sa carrière et de sa vie, de découvrir une vérité extraordinairement dérangeante.
Ce roman, au dénouement magnifique, est comme les précédents livres de Martin Long l'opportunité magique d'un voyage mouvementé en Chine mais ô combien attachant. Avec la rencontre de belles personnes sensibles, généreuses et courageuses qui n'acceptent pas que la vérité soit bafouée.
Les soeurs de Pékin
Chine contemporaine. L'inspecteur principal Tian Haifeng, veuf désabusé, s'éprend contre toute attente de la lumineuse Bao Yu. Cette dernière est sauvagement assassinée peu après leur rencontre. Il n'aura de cesse de découvrir le coupable. Ce roman n'est pas, loin s'en faut, un simple roman policier mais une étude des moeurs chinoises ainsi que la découverte de tout un pan de l'histoire douloureuse des années quatre-vingt.
"Le printemps a été de courte durée pour nous les soeurs de Pékin". Ce printemps fugace, suivi d'une répression sanglante, brisa à jamais les rêves d'une génération éprise de liberté. Ce roman ne peut laisser quiconque indifférent : tout d'abord par l'originalité d'un double récit qui navigue sans cesse entre présent et passé jusqu'au coup de théâtre final, ensuite par la découverte de la Chine avec ses failles et ses traditions, enfin par l'érudition de l'auteur.
Il nous permet avec générosité, minutie et une sensibilité extrême-orientale d'appréhender non seulement les subtilités de la calligraphie, mais aussi celles de l'âme chinoise, dévoilant la complexité d'un pays où "faire étalage de ses sentiments c'est perdre la face". Ce roman est le premier d'une série de cinq à être traduit en français.
Le jeu du témoin
...Haifeng, à son tour, regarda ses chaussures de sport vertes. Les semelles devaient porter des cercles concentriques. Elle le savait. - Il y avait trop de brume pour voir quelque chose ce matin-là. - Donc, tu l'as vu. - J'ai vu la police arriver. Haifeng ne détecta pas de mensonge ; c'était donc une demi-vérité. Elle jouait avec lui - c'était fair-play. - C'est l'heure d'aller travailler, xiansheng.
Et le moment de cesser de poser des questions. - Mon nom est Haifeng - comme le vent de la mer. C'est approprié ici. - Le vieux quartier est à vingt minutes en bus du centre commercial. Donc, la porte n'était pas fermée... L'inspecteur principal Tian Haifeng, en déplacement lors d'une conférence, assiste à la découverte d'un cadavre sur une plage enneigée qu'il arpente. Il y rencontrera " Jane Austen " un curieux témoin.
L'enquête parallèle qu'il mène sur ce meurtre se trouvera étroitement mêlée à la disparition de son fils. Haifeng est un homme aux multiples talents : poésie, calligraphie et même cuisine, mais c'est avant tout une belle personne, un homme plein d'humanité qui n'hésite pas à prendre tous les risques afin que justice soit rendue. Ce roman brosse avec talent, outre les descriptions de personnages attachants, un portrait sans concession de la Chine contemporaine.
Pays où, si la corruption et les exactions restent monnaie courante, les traditions millénaires telles que les cerfs volants et la fête des lanternes sont toujours vivantes malgré les tentatives politiques faites dans le passé pour les éradiquer. Ce livre est (peut-être) un roman policier, mais il fourmille aussi de références littéraires à Jane Austen, Thomas Hardy et même Shakespeare. Enfin et surtout il apparaît comme une brillante étude de moeurs qui permet au lecteur de pénétrer dans les arcanes de l'âme chinoise afin de tenter d'y appréhender une infime partie de ses subtilités et de ses mystères.