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Commandant Solane (Poche)
Le commandant Solane enquête sur l'assassinat d'un groupe de migrants. Cannes-La Bocca, août 2022. Sur la plage bondée de vacanciers quarante-deux migrants échouent en pleine journée. Morts. Et quasiment aux pieds de l'ex-commandant de police Solane. Ils ne se sont pas noyés : leurs corps carbonisés présentent de mystérieuses mutilations. Ont-ils été assassinés ? Torturés ? C'est ce que va chercher à découvrir Solane, aidé en cela par Jasmine, une jeune activiste des droits des réfugiés, et de Moussa, seul survivant du massacre.
Mais sur une Côte d'Azur infiltrée par le Rassemblement patriotique, une milice terrifiante semble mener une croisade sanglante.
Cavillore
De retour au village de Gourdon, Nico est renvoyé à son passé et aux meurtres non élucidés qui ont secoué le village trente ans plus tôt. Le prédateur qui sévissait à l'époque court toujours. La menace sourde plane encore. Personnage à part entière, la nature provençale colore cette intrigue de ses ombres et lumières. Quelle est cette créature qui a déposé à l'aube le cadavre d'une jeune inconnue devant l'auberge de Gourdon ? Que veut-elle exposer ? Nul ne croit vraiment à la thèse de l'accident, et dans le village à la tranquillité bousculée, les langues médisantes accusent les Camillieri, une famille de marginaux récemment installée sur les hauteurs.
La rumeur enfle et détourne l'attention des ombres menaçantes qui rôdent. Déterminée à protéger les siens, la mère Camillieri se lance à leur poursuite. Mais le silence s'installe, dense comme la roche qui les cerne, et scelle les lèvres des coupables. Patience... La vérité attend son heure. Ode à la nature provençale et au lien charnel qui unit la terre et ceux qui y vivent, Cavillore est un roman noir aussi éclatant qu'un orage de montagne.
Jérémie Claes embarque le lecteur dans une traque à flanc de falaise et sonde le coeur battant des hommes.
La fille de Jonathan...
Elle est la fille de l'un des pires tueurs en série emprisonnés. Elle fut, enfant, impliquée dans son mode opératoire. Elle a refait sa vie, cherchant à oublier... et à se faire oublier. Mais lorsque le sang se remet à couler Jessica Becker se trouve de nouveau au coeur de l'orage.
La mémoire de l’oubli
Pendant que le garçon frappait aux portes, Haifeng examinait le cadavre. Même si le visage était gonflé, il reconnut sans peine l'assistant de la fouille archéologique, Hu Chang. Il l'avait vu sous la pluie avec un appareil photo numérique autour du cou ; le seul à avoir photographié la Femme de la tourbière. La tête du cadavre avait le même front haut, le nez tordu et de fines lèvres pincées, avec les mêmes touffes irrégulières de cheveux mal coupés.
Un oeil était fermé et l'autre encore ouvert comme s'il partageait une dernière plaisanterie grotesque. Chine contemporaine La découverte d'un corps momifié dans un champ bouleverse la vie de l'inspecteur principal Tian Haifeng. Cette "femme de la tourbière" le fascine, le trouble, l'émeut. Il n'aura de cesse de résoudre l'énigme de sa présence et de sa disparition suspecte. Cette quête le mènera jusqu'au lointain territoire Ouïghour.
Il y sera confronté au côté sombre d'un pays où personne ne doit jamais perdre la face y compris les instances dirigeantes. "Si nous mentons à propos de l'histoire nous contrôlons le présent" , se justifient les hauts dignitaires. La fin justifiant les moyens (établir la suprématie Han), ils n'hésitent pas à humilier, terroriser et même tuer les Ouïghours. La ténacité de Tian Haifeng lui permettra, au péril de sa carrière et de sa vie, de découvrir une vérité extraordinairement dérangeante.
Ce roman, au dénouement magnifique, est comme les précédents livres de Martin Long l'opportunité magique d'un voyage mouvementé en Chine mais ô combien attachant. Avec la rencontre de belles personnes sensibles, généreuses et courageuses qui n'acceptent pas que la vérité soit bafouée.
Les soeurs de Pékin
Chine contemporaine. L'inspecteur principal Tian Haifeng, veuf désabusé, s'éprend contre toute attente de la lumineuse Bao Yu. Cette dernière est sauvagement assassinée peu après leur rencontre. Il n'aura de cesse de découvrir le coupable. Ce roman n'est pas, loin s'en faut, un simple roman policier mais une étude des moeurs chinoises ainsi que la découverte de tout un pan de l'histoire douloureuse des années quatre-vingt.
"Le printemps a été de courte durée pour nous les soeurs de Pékin". Ce printemps fugace, suivi d'une répression sanglante, brisa à jamais les rêves d'une génération éprise de liberté. Ce roman ne peut laisser quiconque indifférent : tout d'abord par l'originalité d'un double récit qui navigue sans cesse entre présent et passé jusqu'au coup de théâtre final, ensuite par la découverte de la Chine avec ses failles et ses traditions, enfin par l'érudition de l'auteur.
Il nous permet avec générosité, minutie et une sensibilité extrême-orientale d'appréhender non seulement les subtilités de la calligraphie, mais aussi celles de l'âme chinoise, dévoilant la complexité d'un pays où "faire étalage de ses sentiments c'est perdre la face". Ce roman est le premier d'une série de cinq à être traduit en français.