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Un père à soi
Dans quel engrenage sommes-nous entraînés lorsque les circonstances de la vie nous poussent à modifier des faits trop têtus ? Un père à soi explore avec une virtuosité époustouflante les effets, parfois terribles, de nos arrangements avec la réalité. Une belle complicité, une entreprise paysagiste prospère, deux grands enfants à l'université : tout sourit à Alban et Lydie Jessel. Jusqu'à ce coup de téléphone d'une jeune inconnue, un soir, alors qu'Alban ferme son bureau.
Sans en parler à son épouse, à qui il dit pourtant tout, Alban accepte de rencontrer la jeune femme. Elle lui explique avoir accompagné les derniers jours d'une certaine Michelle. Et exécuter sa dernière volonté : Michelle voulait qu'Alban sache, après sa mort, que sa vie durant elle n'avait jamais aimé que lui... Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Alban n'a aucun souvenir de la moindre Michelle.
Quoique... Peu à peu, presque malgré lui, il se remémore ce bref épisode amoureux de sa jeunesse qu'il pensait avoir oublié, et dont les conséquences sur sa vie, la vie de sa famille et celle de son étrange messagère vont remettre en question tout ce qu'il a, croyait-il, construit de plus solide.
Dans l'ombre de Clarisse
Une grand-mère, dans l'imagerie populaire, c'est une petite femme toute ronde, au visage doux et souriant, à la voix chaude et rassurante, qui sait consoler petits et grands chagrins, écouter avec sagesse et compassion, et qui, par-dessus tout, nous aime sans condition, pour toujours. Eh bien ! Pour Charlotte et ses soeurs, une grand-mère, c'est Clarisse : mâchoire inférieure avancée, nez plat, front large, yeux écartés et brillants d'un feu insoutenable, des mains comme des battoirs, un corps massif et imposant, et une voix qui s'apparente à un grognement, parfois même à un aboiement.
D'où le surnom dont l'ont affublée ses petites-filles : la Bouledogue. Le jour où Clarisse doit venir s'installer chez elles, à la suite d'un drame qui laisse leurs parents incapables de s'occuper d'elles, l'existence des quatre soeurs prend la tournure d'un cauchemar. L'éducation, selon Clarisse, c'est se soumettre ou souffrir. Pour en arriver à ce que son code de bonne conduite soit respecté à la lettre, elle ne lésine pas sur les méthodes, même les plus cruelles.
Charlotte, la rebelle, regrettera amèrement de ne pas avoir plié l'échine devant cette nouvelle autorité. Sa résistance la conduira tout droit à l'horreur, à l'inimaginable...
Le quartier des oubliés
Quoi de plus banal qu'un court voyage en autocar ? D'autant plus que ce trajet de quelques heures s'effectue sur une route de campagne sillonnant les Laurentides, région touristique fort appréciée et sans histoires... Parmi la trentaine de passagers qui montent à bord, en cette journée de canicule, personne n'aurait pu imaginer qu'ils allaient droit vers une destination imprévue : l'enfer. Personne ? Pourtant, Mia avait supplié sa mère de repousser son départ.
Mais qui donc prête attention aux mauvais pressentiments d'une petite fille de dix ans ? Un thriller haletant et surprenant ! Jamais plus les événements qui ponctuent votre quotidien, tel un simple voyage en autocar, ne vous apparaîtront banals... Une journée de canicule à donner froid dans le dos...
La disparue de l'île...
Hiver 2011. Deux petites filles se noient dans la Meuse. La plus jeune est tombée à l'eau et sa soeur, qui pourtant ne savait pas nager, a tenté de la sauver. Quelques jours plus tard, un pompier de Liège perd la vie en cherchant les corps. Liège, le 25 janvier 2012, 11 heures du soir. En pleine tempête de neige, Jordan Nowak, loueur de pianos, aborde le pont-barrage de l'île Monsin. Dans ses phares, soudain, une silhouette penchée sur le parapet.
Jordan découvre une jeune femme hagarde qu'il emmène à son hôtel. Là, Eva lui confie qu'elle allait se jeter à l'eau. Le lendemain matin, elle s'est volatilisée. Que s'est-il passé ? Quel est le lien entre le fait divers terrible de l'hiver 2011 et cette disparition mystérieuse ? Chargé de l'enquête, le jeune inspecteur Lipsky y voit l'occasion rêvée de faire avancer sa carrière. Mais sa précipitation et son inexpérience vont entraîner toutes les personnes impliquées dans un tourbillon dévastateur révélant, comme toujours chez Armel Job, la vérité de l'âme derrière ce que chacun croit être et donne à voir.
Impossible de lâcher ce thriller psychologique haletant qui nous emmène jusqu'à une question essentielle : qu'est-ce qui donne du sens à une vie ?
Manger Bambi
Quinze ans bientôt seize, Bambi est décidée à sortir de la misère. A la tête d'un gang d'adolescentes zonardes, terrorisantes et terrorisées, elle a trouvé un filon : les sites de sugardating qui mettent en contact des jeunes filles pauvres avec des messieurs plus âgés désireux d'entretenir une protégée. Bambi y pose en proie parfaite. Mais Bambi n'aime pas flirter ni séduire et encore moins céder.
Ce qu'on ne lui donne pas gratis, Bambi le prend de force. Imitant les comportements et le langage masculins Bambi et sa clique se défendent violemment de la violences auxquelles elles sont exposées en permanence : violence de classe, violence du marché et règne du pognon, du bling, de la transaction...mais aussi – et peut etre surtout - violence au sein de ce noyau qui devrait être protecteur : la famille.
Bambi est une victime devenue bourreau redevenue victime d'elle- même. Et, dans un monde où on refuse pourtant aux femmes jusqu'à l'idée de la violence, Bambi rend les coups, y compris ceux qu'on ne lui a pas donnés.
Calcaire
Sur la route de Maastricht, une villa s'effondre brutalement, et son occupante occasionnelle, la fragile Lies, ne donne plus de nouvelles : son ami Frank Doornen la cherche partout. L'enquête de cet ancien soldat se tourne vers le propriétaire de la villa, amateur de jolies femmes et industriel véreux, qui stocke illégalement dans d'anciennes carrières de calcaire des déchets hautement toxiques pour l'environnement.
Avec Tchip, ferrailleur à la petite semaine et recycleur impénitent, Frank va s'aventurer dans les souterrains labyrinthiques à la recherche de Lies. Mais la jeune femme reste introuvable. Une Flandre dézinguée et glauque abritant une société à la marge, où des femmes-enfants croisent des post-adolescents radicalisés ; une clique d'écolos alter-nationalistes installés là en protestation ; l'épouse de l'industriel retrouvée assassinée...
Après le glamour désenchanté qui caractérisait son roman Bye Bye Elvis, Caroline De Mulder nous fait goûter, de son écriture âpre et sonore, au plaisir d'un conte noir aux personnages cabossés, où les ténèbres des galeries désaffectées reflètent celles des âmes.